Herausgeber:
Sonstige universitäre Einrichtungen
Erscheinungsjahr:
2015
PURL:
https://www.eliechtensteinensia.li/viewer/object/000386030/76/
LA CONSTRUCTION HISTORIQUE DES MICRO-ÉTATS EUROPÉENS 
internationale de la Principauté de Liechtenstein longtemps compromise est renforcée par son 
adhésion aux organisations internationales (B). 
B. La reconnaissance de la Principauté 
92. Le refus du Liechtenstein par la S.D.N. — Pendant la I guerre mondiale, puis le 22 
avril 1919, le gouverneur de la Principauté, le Prince Karl von Liechtenstein profite d’un 
séjour à Bern pour solliciter de la Confédération Helvétique, une représentation 
diplomatique”°* auprès des instances internationales”. La Suisse répond favorablement le 24 
octobre 1919 en donnant diverses instructions aux légations et consulats suisses. Le système 
fonctionne et la Suisse représente la Principauté sur la scène internationale”°. — En Août 
1919, suite aux conclusions des délégués de la conférence de la paix allant vers une 
reconnaissance de l’intégrité territoriale de la Principauté par le traité de Saint-Germain-en- 
Laye, la Diète vote un projet de candidature à la Société des Nations”. Reconnue par le 
concert des puissants, le Liechtenstein souhaite intégrer la Société des Nations afin de 
bénéficier d’une dimension internationale. À cette fin, la Principauté profite de la 
représentation Suisse pour faire officiellement acte de candidature. Le 17 décembre 1920, la 
cinquième commission, en charge de présenter le rapport d’admission du Liechtenstein à 
l’Assemblée générale de la Société des Nations rend un avis négatif. Cet avis sera suivi par 
vingt-huit voix contre et une voix pour (Suisse). Ce refus se justifie par la neutralité du 
Liechtenstein qui l’oblige à avoir un statut spécial de par la nature de son très petit territoire et 
sa faible population qui ne lui permettent pas de répondre à l’ensemble des obligations de 
l’institution. 
  
°% La représentation diplomatique du Liechtenstein devait permettre, de préserver les intérêts économiques de la 
Principauté, d’établir des relations diplomatiques avec des gouvernements étrangers et assurer la protection et 
l’assistance du Prince régnant. 
°° La Principauté de Liechtenstein souhaitait, entretenir une légation à Berne, permettre à la confédération de se 
charger de sa représentation diplomatique et lier le Liechtenstein à la Suisse par un ensemble de traités analogues 
à ceux ratifiés avec l’Autriche. 
306 Cette représentation s’exerce sous forme de trois déclinaisons : 
1. Soit la Suisse représente entièrement le Liechtenstein, qu’elle représente sans que cette dernière ne dispose de 
vote, 
2. Soit le Liechtenstein dispose d’un siège et d’une voix pris en charge par la diplomatie suisse, 
3. Soit la représentation de la Principauté se fait par une représentation directe du Liechtenstein. 
*7 L’alinéa 2 de l’article premier du Pacte de la Société des Nations stipule : « fout État, Dominion ou Colonie 
qui se gouverne librement et qui n’est pas désigné dans l'annexe peut devenir membre de la Société si son 
admission est prononcée par les deux tiers de l'Assemblée, pourvu qu’il donne des garanties effectives de son 
intention sincère d'observer ses engagement internationaux et qu’il accepte le règlement établi par la Société en 
ce qui concerne ses forces et ses armements militaires, navals et aériens ». 
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